Il y a des parfums qui vous tombent dessus par hasard. Yes I Am Gold, c’était ça pour moi.
Je passais devant le stand Cacharel sans vraiment y penser (bon, j’avais déjà trois flacons dans mon sac). Et puis cette bouteille dorée m’a fait de l’œil. Vous voyez le genre ? Le packaging qui vous murmure “allez, juste un pschitt”.
Quand la mandarine te gifle (gentiment)
Premier spray. Boom.
Cette mandarine ne demande pas la permission d’entrer. Elle défonce la porte, s’installe dans ton salon, met les pieds sur la table. Quatre fois dans la pyramide – oui, QUATRE. Cacharel n’a clairement pas fait les choses à moitié. C’est juteux, c’est acide, c’est presque violent dans sa fraîcheur.
J’adore.
Parce que franchement, j’en avais marre des parfums qui font semblant. Là, pas de chichi. La mandarine te réveille direct, comme un espresso sicilien un matin de canicule. Ça pique agréablement les narines et tu comprends tout de suite que cette nouveauté 2026 ne va pas jouer la carte de la discrétion.
La fleur d’oranger qui adoucit le jeu
Bon, heureusement qu’après cet assaut d’agrumes, quelque chose vient calmer le jeu.
La fleur d’oranger débarque (elle aussi quadruplée, c’est la marque de fabrique apparemment). Et là, comment dire… c’est comme si quelqu’un baissait doucement la lumière dans une pièce trop éclairée. Cette blancheur crémeuse m’enveloppe sans m’étouffer. Je sens que je glisse vers quelque chose de plus sensuel, de plus intime.
C’est exactement ce moment où un parfum bascule de “sympa” à “je vais peut-être craquer”. Cette transition entre la fraîcheur pétillante et la douceur orientale, elle est parfaite. Pas de rupture brutale, juste une évolution naturelle qui te fait penser : “ah ouais, d’accord, je comprends où tu m’emmènes”.
D’ailleurs, pour découvrir notre analyse complète des facettes de ce parfum, les experts ont vraiment disséqué cette composition.
Le fond gourmand qui me fait craquer
Et là, je ne sais pas trop comment l’expliquer mais… ce fond vanille-caramel, c’est ma perte.
Je ne suis pas du genre à porter des parfums ultra-gourmands d’habitude. Ça me gave vite, cette impression de sentir le dessert ambulant. Mais Yes I Am Gold fait ça différemment. La vanille (toujours multipliée par quatre, on a compris le délire) se marie au caramel sans tomber dans le côté écœurant.
C’est doux, carrément réconfortant même. Comme un pull en cachemire qu’on enfilerait après une journée compliquée. Sauf que là, c’est un parfum. Un parfum qui me colle à la peau pendant des heures et me fait sentir… protégée ? (Oui, je sais, ça sonne bizarre dit comme ça.)
Cette chaleur enveloppante, c’est exactement ce que je cherchais sans le savoir. Un oriental moderne qui ne joue pas la carte des épices lourdes de nos grand-mères, mais plutôt celle de la gourmandise assumée.
Mes moments préférés avec ce parfum
Je l’ai porté la première fois un mardi matin. Journée pourrie en perspective, réunion à 9h avec des gens pas contents. Le genre de jour où tu te dis que seul ton parfum te comprend vraiment.
Et bien ce parfum m’a accompagnée comme un allié secret. Chaque fois que je bougeais, cette vague dorée remontait vers moi. La mandarine s’était calmée, il restait juste ce fond vanillé-caramélisé qui me murmurait “t’inquiète, ça va aller”.
Depuis, je le porte souvent. Les jours où j’ai besoin d’un boost. Les soirs où je veux me sentir féminine sans en faire des tonnes. Les dimanches après-midi quand je traîne en jogging mais que mon nez, lui, mérite mieux.
Une collègue m’a arrêtée dans le couloir la semaine dernière : “C’est quoi ce parfum ? Ça sent dingue.” Bingo. Quand un parfum fait tourner les têtes, c’est qu’il tient ses promesses.
Pourquoi ce parfum me parle autant
Bref.
Yes I Am Gold, c’est pas un parfum subtil. C’est pas un parfum pour les âmes discrètes qui aiment se fondre dans le décor. Chaque note est poussée au maximum – cette quadruple dose de mandarine, de fleur d’oranger, de vanille et de caramel le prouve bien.
Mais justement. J’aime cette franchise. Cette absence de faux-semblants. Cacharel a créé un parfum qui assume totalement ce qu’il est : un oriental gourmand, doré, généreux, qui ne s’excuse de rien.
Pour lire aussi l’avis d’autres passionnées qui ont craqué comme moi, vous verrez qu’on est nombreuses à succomber.
Le sillage ? Présent sans être agressif. La tenue ? Facile 8 heures sur ma peau (et pourtant je suis du genre à dévorer les parfums). Le prix ? Honnête pour ce que c’est.
À qui je le recommanderais
Si vous aimez les parfums qui murmurent, passez votre chemin. Vraiment.
Mais si vous cherchez un oriental moderne, accessible, qui vous enveloppe sans vous étouffer… foncez. Si la vanille vous fait vibrer, si vous assumez de sentir bon (vraiment bon), si vous en avez marre des parfums timides qui disparaissent au bout de deux heures, Yes I Am Gold est fait pour vous.
C’est un parfum pour les femmes qui savent ce qu’elles veulent. Pour celles qui n’ont pas peur d’affirmer leur présence. Pour celles qui, comme moi, ont besoin d’un allié olfactif qui les booste au quotidien.
Ma conclusion (très) subjective
Entre nous… ce parfum est devenu un de mes coups de cœur de l’année.
Oui, la composition est gourmande. Oui, c’est loin d’être révolutionnaire. Mais il y a quelque chose dans cette sincérité, dans cette générosité de la formule, qui me touche. Cacharel aurait pu faire un énième parfum oriental lambda. Ils ont choisi de pousser chaque note au maximum, de créer quelque chose d’intense, de doré, de chaleureux.
Je l’ai mis ce matin avant d’écrire ces lignes. La mandarine a déjà filé, il reste cette base vanille-caramel qui me colle à la peau comme une seconde peau dorée. Mon chat vient de se frotter contre mon poignet (bon, lui il aime tout ce qui sent la nourriture).
Est-ce que tout le monde va l’adorer ? Certainement pas. Est-ce que je m’en fiche ? Complètement.
Parce que ce parfum, il me parle. Il me correspond. Il me donne confiance les jours pourris et me fait sourire les jours normaux. C’est exactement ça qu’un parfum devrait faire, non ? Pas juste sentir bon. Mais nous raconter quelque chose.
Yes I Am Gold me raconte une histoire de femme qui assume. Une histoire dorée, gourmande, un peu excessive peut-être… mais tellement vivante.