La première fois que j’ai croisé Purple Melancholia, c’était un matin gris de janvier. Vous savez, ces matins où même le café ne suffit pas à vous réveiller vraiment.
Dans la boutique, le flacon violet profond m’a attirée. Pas le coup de foudre visuel – plutôt une curiosité tranquille. Le genre de bouteille qui murmure au lieu de crier.
Cette prune qui m’a fait chavirer
J’ai vaporisé sur mon poignet. La prune est arrivée immédiatement, mais pas comme je l’imaginais. Rien de criard ou d’artificiellement sucré. Non. Une prune mûre, presque confite, avec cette texture veloutée qui évoque les fins d’après-midi d’août en Italie.
Franchement, j’ai fermé les yeux quelques secondes.
Cette note fruitée porte en elle quelque chose de nostalgique – difficile à expliquer exactement. Comme un souvenir d’enfance dont on aurait oublié les détails mais gardé l’émotion. Valentino a osé cette mélancolie gourmande dès l’ouverture, et ça fonctionne terriblement bien.
L’osmanthe, cette inconnue fascinante
Puis l’osmanthe s’est révélée. Cette fleur dont je ne savais presque rien avant cette rencontre…
Elle apporte des accents d’abricot poudrés qui transforment complètement la composition. La transition entre le fruit charnu de départ et cette fleur délicate crée une harmonie que je n’avais jamais sentie ailleurs. C’est presque hypnotique – je passais mon temps à respirer mon poignet (oui, je suis devenue cette personne).
L’osmanthe adoucit la prune sans l’effacer. Elle enveloppe, caresse, apaise. J’ai porté Purple Melancholia pendant trois jours d’affilée pour comprendre ce dialogue entre ces deux notes. Pour en savoir plus sur ce parfum, la pyramide olfactive complète révèle cette construction minutieuse.
Une vanille qui divise (et moi j’adore)
Bon, soyons honnêtes : la vanille en fond est généreuse. Vraiment généreuse. Le genre de gourmandise qui fait fuir les minimalistes et ravit les amatrices de parfums-doudou.
Personnellement? Je suis tombée sous le charme de cette base crémeuse qui ancre toute la composition dans quelque chose de réconfortant. C’est une vanille qui assume son côté enveloppant, presque cocon. Parfaite pour les soirées où on a besoin de douceur.
Certaines trouveront peut-être ça trop – et je comprends. Mais Purple Melancholia n’essaie pas de plaire à tout le monde. Ce nouveau flacon 2026 dessine une féminité qui ose ses contradictions : mélancolique mais gourmande, douce mais affirmée.
Mes moments avec Purple Melancholia
Je l’ai portée à un dîner d’anniversaire. Ma sœur m’a demandée trois fois quel parfum je portais. “Ça sent la fin de l’été”, elle a dit. Exactement ça.
Je l’ai mise aussi un dimanche pluvieux, en pyjama avec un livre. Et là… la magie a opéré différemment. Purple Melancholia devient presque méditatif dans l’intimité. Les notes se déploient autrement quand on est seule, quand personne ne vient troubler ce dialogue entre le parfum et la peau.
Un soir, j’ai vaporisé mon écharpe avant de sortir. Mauvaise idée – ou excellente selon le point de vue. La vanille s’est accrochée au tissu pendant des jours, me rappelant constamment cette mélancolie douce que Valentino a voulu capturer.
Si vous voulez découvrir notre analyse plus technique, d’autres ont exploré les facettes de cette composition avec un regard complémentaire.
Ce que Purple Melancholia raconte de nous
Les parfums floraux fruités ont parfois mauvaise réputation. Trop sages, trop convenus, trop “déjà-vu”.
Purple Melancholia prouve que cette famille olfactive peut encore surprendre. La prune veloutée dialogue avec l’osmanthe poudrée d’une manière qui échappe aux codes habituels. Ce n’est pas juste un assemblage de notes – c’est une vraie narration olfactive.
La construction respecte l’ADN du floral fruité (cette fraîcheur fruitée qui rencontre la sophistication florale) mais y injecte cette touche mélancolique qui change tout. D’ailleurs, pour celles qui cherchent à comprendre cette nouvelle direction créative, vous pouvez lire aussi comment cette fragrance s’inscrit dans les tendances actuelles.
Pour qui, pour quand?
Je le vois sur les femmes qui aiment les contrastes. Celles qui portent un perfecto avec une robe fleurie. Celles qui pleurent devant un film mais ne le diront jamais.
Purple Melancholia accompagne les moments de transition. Ces instants entre deux saisons, entre deux états d’âme. Il ne convient pas aux matins pressés (trop riche, trop présent). Mais pour les après-midi pensifs ou les soirées entre amies? Parfait.
L’automne et l’hiver lui vont particulièrement bien. La vanille trouve sa place dans la fraîcheur, la prune réchauffe sans étouffer.
Ma confession finale
J’ai acheté le flacon trois jours après l’avoir découvert. Ce qui ne m’arrive jamais – d’habitude, je réfléchis pendant des semaines.
Purple Melancholia m’accompagne maintenant dans mes matins difficiles (paradoxalement, sa gourmandise me réconforte). Je le porte quand j’ai besoin de me rappeler que la mélancolie peut être belle, que la douceur n’est pas faiblesse.
C’est devenu mon parfum-confident. Celui que je ne prête pas, celui dont je cache le flacon quand des amies viennent (oui, je suis possessive avec mes parfums préférés).
Valentino a créé quelque chose de personnel avec cette nouveauté 2026. Un parfum qui ne hurle pas son originalité mais la murmure à celles qui prennent le temps d’écouter. Entre la prune nostalgique, l’osmanthe mystérieuse et la vanille enveloppante, Purple Melancholia dessine un portrait féminin moderne : complexe, assumé, touchant.
Tout le monde va l’aimer? Probablement pas. Celles qui l’adoptent vont développer une relation presque intime avec lui? J’en suis certaine.
Et vous, êtes-vous du genre à craquer pour les mélancolies gourmandes?