Olympea Elixir : ma rencontre avec la nouvelle déesse Rabanne

Il y a des parfums qui vous tombent dessus sans prévenir. Olympea Elixir, c’est un peu ça pour moi.

Je passais devant la vitrine Rabanne – vous voyez le genre, un mardi ordinaire où l’on ne cherche rien de particulier. Et puis cette bouteille dorée, presque provocante dans son écrin. J’ai poussé la porte.

Cette première vaporisation qui change tout

La vendeuse m’a tendu le flacon. Premier jet sur mon poignet.

L’ananas.

Mais pas celui des parfums fruités classiques qui sentent le bonbon pour ado. Non. Quelque chose de plus charnel, presque… indécent? Je ne sais pas trop comment l’expliquer. C’est juteux, acide par moments, avec cette fraîcheur qui réveille. Mon nez s’attendait à du sucré bête et méchant – raté.

J’ai attendu. Debout là, au milieu du magasin, à renifler mon poignet comme une folle (bon, discrètement quand même).

Quand le jasmin s’invite à la fête tropicale

Dix minutes plus tard, tout bascule. Le jasmin arrive – et franchement, il ne fait pas dans la dentelle. C’est généreux, sensuel, presque capiteux. Vous connaissez cette sensation quand une fleur vous prend à la gorge d’un coup? Là, c’est exactement ça.

Sauf que l’ananas reste. Les deux dansent ensemble. Et c’est là que j’ai compris que ce parfum ne ressemblait à rien de ce que je portais habituellement.

Entre nous, j’ai failli partir sans acheter. Trop différent. Trop intense peut-être. Puis je me suis dit… pourquoi pas?

Cette note de monoï qui change la donne

En sortant de la boutique (oui, finalement je l’ai pris), le parfum continuait son histoire sur ma peau. L’huile de monoï commençait à se dévoiler – cette odeur de vacances, de peau chaude au soleil, de paresse assumée.

Vous voyez ces moments où l’on ferme les yeux et on est ailleurs? C’était ça. Moi debout dans la rue parisienne en plein hiver, et mon poignet qui sentait les tropiques.

C’est difficile à décrire mais… disons que ce monoï adoucit ce qui pourrait être trop frontal. Il enveloppe le jasmin et l’ananas dans quelque chose de crémeux, presque réconfortant.

Les jours d’après avec Olympea Elixir

Je l’ai porté un soir de février. Grosse erreur. Ou pas – tout dépend comment on voit les choses. C’est quand même un parfum solaire, même si Rabanne le sort en 2026 pour toutes les saisons (marketing oblige).

Par contre, lors d’un week-end au bord de la mer le mois dernier… là, magie. Le parfum prenait tout son sens. Comme s’il avait besoin de lumière et d’air marin pour vraiment exister pleinement.

Une amie m’a demandé ce que je portais. “Quelque chose qui sent les vacances?”, elle a dit. Pas faux. Mais pas que. Il y a cette sophistication florale qui empêche le parfum de basculer dans le côté cocktail de plage trop littéral.

Comment je le porte au quotidien

Franchement? Pas tous les jours. C’est trop… présent pour ça. Mais quand j’ai besoin d’un shoot de soleil (et Dieu sait qu’en ce moment j’en ai besoin), je vaporise sur mes poignets et dans mes cheveux.

Les jours de grisaille, ça peut sembler complètement décalé. Mais justement – j’aime ce contraste. Porter du jasmin tropical sous un ciel plombé, c’est mon petit acte de rébellion olfactif.

Pour celles qui veulent découvrir notre analyse plus technique de cette composition, il y a des détails fascinants sur la construction de ce floral-fruité qui sort vraiment des sentiers battus.

Ma relation compliquée avec cette bouteille

Je ne vais pas mentir – ce n’est pas un coup de foudre immédiat. Olympea Elixir demande du temps. De l’apprivoiser. De comprendre dans quels moments il vous sublime et dans lesquels il vous dessert.

Il y a des matins où je le vaporise et trente secondes après, je file sous la douche pour tout enlever. Trop. Trop tropical, trop floral, trop… tout. Et d’autres où je ne me lasse pas de respirer mon poignet toute la journée.

C’est un parfum d’humeur. Capricieux même (un peu comme moi, remarquez). Quand on est en phase, c’est magique. Quand on ne l’est pas… bah, on choisit autre chose.

D’ailleurs, si vous voulez lire aussi comment certaines personnalités se sont approprié ce jus, ça vaut le détour. Apparemment, je ne suis pas la seule à avoir une relation… disons complexe avec lui.

Ce que j’aurais aimé savoir avant

La tenue. Mon Dieu, la tenue. Ce parfum ne plaisante pas – il reste. Facilement huit heures sur ma peau, et je ne parle même pas des vêtements. J’ai un pull qui sent encore le monoï trois jours après l’avoir porté.

Donc voilà, si vous êtes du genre discret qui aime les parfums murmurés… passez votre chemin. Olympea Elixir, ça ne chuchote pas. Ça affirme, ça s’impose, ça rayonne.

Et cette projection! Un collègue m’a sentie arriver trois mètres avant que je n’entre dans son bureau. Bon.

Pourquoi je le garde quand même

Parce qu’il me fait du bien. Aussi simple que ça.

Il y a des parfums qu’on porte pour plaire. D’autres pour séduire. Et puis il y a ceux qu’on porte pour soi – pour se sentir vivante, lumineuse, ailleurs.

Olympea Elixir fait partie de cette dernière catégorie pour moi. C’est mon bouton “reset” olfactif. Ma petite échappatoire quand la routine devient pesante.

Est-ce que c’est le plus beau parfum que je possède? Non. Le plus subtil? Certainement pas. Le plus polyvalent? Loin de là.

Mais il a ce truc… cette capacité à me transporter instantanément. À faire naître des images – plages désertes, peaux dorées, cocktails fruités au bord d’une piscine. Des clichés? Peut-être. Mais des clichés qui font du bien.

Ma confession finale

Vous savez ce qui est drôle? Avant de découvrir Olympea Elixir, j’étais persuadée de détester les parfums fruités. “Trop jeune, trop commercial, pas pour moi” – voilà ce que je pensais.

Et puis ce jus est arrivé et a tout bousculé. Rabanne a réussi ce truc bizarre de rendre un accord ananas-jasmin-monoï à la fois accessible et sophistiqué. Gourmand sans être écœurant. Floral sans tomber dans le classicisme.

Alors oui, je l’ai acheté ce fameux mardi. Et non, je ne le regrette pas – même si je ne le porte pas autant que prévu. Il reste là, sur ma commode, comme un petit soleil en bouteille. Prêt pour les jours où j’en aurai besoin.

Est-ce que je le recommanderais les yeux fermés? Honnêtement… ça dépend vraiment à qui. Aux amoureuses du floral classique type rose-pivoine, probablement pas. Aux aventurières qui n’ont pas peur des parfums solaires qui claquent, absolument.

Voilà. C’était ma rencontre avec Olympea Elixir. Chaotique, inattendue, finalement précieuse. Un peu comme toutes les belles histoires, non?

Emma Jaubert

Passionnée de parfums, j'explore les fragrances avec émotion et sincérité. Chaque flacon raconte une histoire, et je suis là pour la partager avec vous.

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