La première fois que j’ai croisé Nina EDP dans ma parfumerie, je cherchais autre chose. Vraiment. Puis j’ai vu ce flacon, et mon regard est resté accroché.
Février 2026. Nina Ricci lance une nouvelle interprétation de son univers Nina. Pas une énième déclinaison sucrée – non. Quelque chose de plus complexe, presque déroutant.
Cette première rencontre qui surprend
Je l’avoue : je m’attendais à un floral fruité classique. Le genre de parfum qu’on devine avant même de le sentir.
Erreur.
La lavande arrive en premier. Pas celle des savonnettes de grand-mère – une lavande provençale, presque aromatique. Fraîche mais avec du caractère. Puis cette note de réglisse… là, j’ai froncé les sourcils. Dans un parfum féminin ? Franchement, je ne savais pas trop quoi en penser.
Le cyprès ensuite, qui structure tout ça. C’est difficile à décrire mais disons que ça empêche le parfum de basculer dans le trop gourmand. Une verticalité boisée qui me rappelle mes balades automnales en Toscane (oui, je sais, ça fait cliché).
Un parfum qui me déroute… et m’obsède
J’ai porté Nina EDP trois jours d’affilée avant de comprendre ce qui me fascinait. Ce n’est pas un parfum évident. Il faut lui laisser du temps.
Le matin, sur peau fraîche, il déploie sa facette aromatique. Presque masculine par moments. Puis au fil des heures, la réglisse devient plus douce, presque caramélisée. Le cyprès reste en fond, comme une présence rassurante.
C’est un parfum de contradictions – et peut-être que c’est ça qui me plaît. Cette alliance entre la douceur gourmande et une certaine rigueur aromatique. Entre féminité assumée et touches androgyne.
Pour en savoir plus sur sa composition complète, vous pouvez consulter la fiche complete sur ce parfum.
Les moments où je le porte
Nina EDP n’est pas mon parfum du quotidien. Trop travaillé pour ça.
Je le réserve aux soirées où je veux quelque chose de différent. Aux diners entre amis où je sais qu’on va parler tard dans la nuit. Aux après-midi d’automne pluvieux, quand j’ai besoin d’un peu de réconfort gourmand sans tomber dans le trop sucré.
Il fonctionne mieux quand il fait frais. L’été, je trouve qu’il devient étouffant. Mais d’octobre à mars ? Parfait.
Sur ma peau versus sur mes vêtements
Sur la peau, la réglisse domine davantage. Sur un pull en cachemire, c’est la lavande qui reste. J’aime cette versatilité… même si ça complique le choix certains matins.
Ce que je lui reproche (soyons honnête)
La tenue. Quatre heures, peut-être cinq. Pour une eau de parfum lancée en 2026, je m’attendais à mieux. Après le déjeuner, je dois vaporiser à nouveau si je veux garder ce sillage.
Et puis cette lavande… elle ne plaira pas à tout le monde. Ma sœur trouve que ça sent “le savon chic”. Mon amie Léa dit que c’est trop masculin. Chacune son ressenti.
À qui je le recommanderais ?
Aux femmes qui en ont assez des floraux prévisibles. À celles qui portent déjà des parfums un peu androgynes et qui cherchent une option plus gourmande sans être écœurante.
Pas aux amatrices de parfums très féminins et poudrés. Nina EDP a cette facette aromatique qui peut déstabiliser quand on cherche juste de la douceur.
Testez-le plusieurs fois avant d’acheter. Vraiment. C’est le genre de parfum qu’on déteste au premier spray… puis qu’on rachète trois mois plus tard parce qu’on n’arrive pas à l’oublier.
Ma conclusion (si on peut appeler ça une conclusion)
Nina EDP 2026 m’a surprise. Il m’intrigue encore. Certains jours, je le trouve génial. D’autres, trop complexe pour mon humeur.
C’est un parfum de contraste pour les femmes qui acceptent leurs propres contradictions. Gourmand mais pas sucré. Féminin mais pas conventionnel. Réconfortant mais intrigant.
Est-ce que je le porterai dans cinq ans ? Aucune idée. Est-ce que j’ai envie de le garder dans ma collection aujourd’hui ? Oui. Sans hésiter.
Parfois, c’est suffisant comme réponse.