Il y a des parfums qui vous cueillent au détour d’une journée ordinaire. Burberry Her Parfum, c’est ça pour moi. Un flacon rosé aperçu fin janvier 2025, et cette envie soudaine de sentir quelque chose de doux.
Quand la poire s’invite sans prévenir
Je ne vais pas mentir : la première vaporisation m’a déstabilisée. Cette poire… elle débarque sans demander la permission ! Juteuse, presque trop présente. J’ai failli reposer le flacon. Puis la cerise est arrivée, plus discrète, comme pour calmer le jeu.
C’est drôle (enfin, pour moi). J’attendais du classique Burberry – vous voyez le genre, ce trench olfactif ultra british. Là, c’était plutôt un pique-nique dans un verger normand.
Ce cœur qui change tout
Bon, passé le choc fruité initial, les choses deviennent vraiment intéressantes. L’ambre commence à diffuser cette chaleur enveloppante. Le patchouli – que je redoute souvent – reste sage, terreux juste ce qu’il faut.
Et puis cette crème fouettée. Oui, vous avez bien lu. Une note de crème fouettée dans un parfum Burberry. Franchement audacieux ! Ça donne cette texture gourmande presque comestible… J’ai vérifié trois fois la pyramide olfactive tellement c’était inattendu.
Le freesia apporte des touches florales fraîches qui empêchent l’ensemble de partir dans la confiserie. Équilibre délicat.
Sur ma peau, une autre histoire
Les parfums mentent toujours un peu sur mouillette. Sur peau, Burberry Her Parfum devient quelqu’un d’autre. La vanille s’installe comme une couverture moelleuse un dimanche pluvieux. Le musc caresse sans envahir.
Cette mousse (difficile à décrire mais…) ajoute quelque chose d’aérien, de léger. Comme si tout ce sucre flottait au lieu de s’écraser.
Mes moments avec ce parfum
Je l’ai porté un mardi matin gris. Réunion importante, stress habituel. Cette douceur gourmande m’a accompagnée comme un doudou invisible. Réconfortant.
Puis un samedi après-midi, balade en forêt. Là, bizarrement, il prenait une autre dimension. Les notes boisées du patchouli ressortaient davantage au grand air.
Mon compagnon a froncé le nez au début – “trop sucré”. Trois jours plus tard, il me demandait quel parfum je portais parce qu’il adorait. Allez comprendre les hommes…
Ce que je ne peux pas vous cacher
Soyons honnêtes : ce n’est pas un parfum discret. Si vous cherchez l’élégance minimaliste, passez votre chemin. C’est gourmand, c’est assumé, c’est confortable.
La tenue ? Correcte sans être exceptionnelle. Quatre à cinq heures sur moi, peut-être plus sur vêtements. Pour un floral fruité gourmand, c’est dans la moyenne.
Le flacon rosé… j’avoue avoir hésité. Un peu trop “mignon” à mon goût. Mais bon, ce qui compte, c’est dedans, non ?
Si vous voulez découvrir notre analyse plus technique, l’équipe de Parfums Célébrité a décortiqué chaque facette avec leur œil expert.
Pourquoi je continue de le porter
Il y a cette douceur… comment dire. Pas infantilisante, plutôt protectrice. Les jours difficiles, je cherche ce genre de cocon olfactif.
Et puis cette combinaison poire-vanille me rappelle vaguement les tartes que faisait ma grand-mère. Rien à voir objectivement, mais les parfums créent ces ponts étranges avec nos souvenirs.
À qui je le recommanderais
Aux amatrices de gourmandise qui n’ont pas peur d’assumer. Aux filles qui portent des pulls oversize et boivent des chocolats chauds en février. Aux romantiques qui aiment se blottir.
Pas forcément aux minimalistes. Ni à celles qui cherchent l’originalité absolue – le floral fruité gourmand n’invente rien ici, il conforte.
Âge ? Bref, je déteste ces classifications. Je dirais vingt-cinq à quarante ans si je devais me mouiller, mais franchement, portez ce qui vous fait plaisir.
Ce que j’aurais aimé différent
Un peu plus de tenue, peut-être. Cette ouverture poire moins explosive – mais c’est subjectif, certaines adorent justement ce côté punchy.
J’aurais aimé plus de complexité dans l’évolution. Il reste assez linéaire après la première heure. Doux du début à la fin, sans vraie surprise.
Ma conclusion très personnelle
Burberry Her Parfum 2025 ne révolutionnera pas votre vie olfactive. Il ne vous fera pas découvrir des notes inédites. Il ne défiera pas les codes.
Mais il fait quelque chose d’autre : il rassure. Il enveloppe. Il réconforte ces jours où on a besoin de douceur plus que d’originalité.
C’est mon parfum couverture. Mon parfum câlin. Mon parfum “aujourd’hui, je choisis la tendresse”.
Vous le trouverez peut-être trop sucré. Trop simple. Pas assez sophistiqué pour la maison Burberry. Et vous aurez vos raisons.
Moi, je lui trouve cette qualité rare : il me fait du bien. Pas tous les jours – j’alterne beaucoup. Mais quand je le porte, je souris un peu plus.
Est-ce que ça suffit pour en faire un grand parfum ? Je ne sais pas trop. Est-ce que ça suffit pour que je le garde précieusement sur ma commode ? Absolument.