Flora Gorgeous Gardenia : le gardénia qui m’a fait pleurer

J’ai pleuré la première fois que j’ai senti Flora Gorgeous Gardenia. Pas de sanglots dramatiques, juste ces larmes qui viennent sans prévenir quand quelque chose vous touche là où ça fait mal – ou là où ça fait du bien.

C’était chez ma grand-mère, trois jours après son départ. Je triais ses affaires, vous voyez le genre. Et sur sa coiffeuse, ce flacon rose poudré que je n’avais jamais vraiment remarqué de son vivant. J’ai vaporisé. Le gardénia m’a frappée comme un souvenir qu’on croyait oublié.

Le choc du gardénia blanc

Bon, soyons honnêtes : je n’ai jamais été fan des floraux blancs. Trop sages. Trop « parfum de maman ». Sauf que là…

Le gardénia de Gucci n’a rien de sage. Il arrive crémeux, presque charnel. Pas un gardénia de boutonnière coincée mais celui qu’on glisse dans les cheveux défaits un soir d’été. Vous sentez la différence ?

Les premières secondes, c’est l’explosion florale. Franche. Le jasmin vient adoucir, mais le gardénia reste maître du jeu. Puis cette chose étrange se produit : une fraîcheur poire apparaît. Subtile. Je ne saurais pas trop comment l’expliquer, mais c’est comme croquer dans un fruit blanc en plein bouquet de fleurs.

Cette douceur poudré qui change tout

Après une heure (j’ai chronométré, oui), le parfum bascule. La poudre arrive. Pas la poudre de riz de nos arrière-grands-mères, non. Quelque chose de moderne, presque gourmand.

Le musc s’installe doucement – très doucement. Il enveloppe le gardénia sans l’étouffer. C’est doux mais pas mièvre. Féminin sans être gnangnan. Comment dire… c’est la féminité assumée, pas celle qu’on vous impose.

Et cette tenue ! Franchement, je ne m’y attendais pas. Sur ma peau, il tient facilement huit heures. Le sillage reste délicat, jamais envahissant. On me demande régulièrement ce que je porte quand les gens s’approchent – jamais depuis l’autre bout de la pièce.

Les moments où je le porte

Flora Gorgeous Gardenia est devenu mon parfum des dimanches matin. Ces matins où je prends le temps de déjeuner lentement, fenêtre ouverte, en pyjama de soie (bon, en vieux t-shirt, mais l’intention y est).

Je le mets aussi pour les dîners entre filles. Ceux où on parle vraiment, où on enlève le masque. Il colle à ces moments d’intimité choisie.

Curieusement, je ne le porte jamais au bureau. Trop personnel peut-être. Trop « moi » dans ce qu’il y a de plus privé. Certains parfums sont comme des armures, d’autres comme des secrets. Celui-là appartient à la deuxième catégorie.

Ce que j’aurais aimé savoir avant

Il faut le laisser respirer. Sur mouillette en parfumerie, il m’avait laissée de marbre. Trop lisse, trop « joli ». C’est sur la peau qu’il révèle sa complexité – et là, magie.

Attention si vous cherchez un floral sauvage type tubéreuse ou ylang-ylang. Ce n’est pas ça du tout. Le gardénia de Gucci reste domestiqué, élégant. Sage en apparence seulement.

Et puis il y a cette bouteille. Rose pâle, lourde, avec ce bouchon floral sculpté. Je la laisse sur ma coiffeuse pas pour la déco (enfin, pas que) mais parce qu’elle me rappelle pourquoi j’ai craqué. Chaque objet raconte une histoire.

Le prix de l’émotion

Parlons peu, parlons bien : ce n’est pas donné. Entre 80 et 130 euros selon les formats. Pour ma part, j’ai pris le 100ml après avoir fini mon échantillon. Pas de regrets – mais j’ai quand même vérifié mon compte en banque deux fois avant de valider la commande.

Si vous voulez comparer les offres, ça vaut le coup de regarder les promotions. Le 50ml peut suffire si vous le gardez pour les occasions spéciales.

Maintenant, avec le recul… j’aurais payé le double. Parce que certains parfums ne sentent pas juste bon. Ils réparent quelque chose qu’on ne savait pas cassé.

Ce qu’il dit de moi (ou ce que je voudrais qu’il dise)

Porter Flora Gorgeous Gardenia, c’est comme enfiler une robe en soie un mardi. Un acte de résistance douce contre la grisaille quotidienne.

Il dit : je peux être féminine sans être fragile. Florale sans être fade. Romantique sans être naïve. Du moins, c’est ce que j’entends quand je le porte – ce que les autres captent, aucune idée.

Mes amies me disent qu’il me va bien. Qu’il me ressemble. Je ne sais pas si c’est vrai ou si c’est devenu vrai à force de le porter. Est-ce qu’on choisit son parfum ou est-ce qu’il nous choisit ?

La confession finale

Voilà ce que je n’ai jamais dit à personne : j’ai racheté le même flacon que ma grand-mère. Pas pour faire mon deuil (quelle expression horrible). Pour continuer quelque chose.

Parfois, quand je le vaporise le matin, je ferme les yeux. Et pendant trois secondes, je suis ailleurs. Dans sa chambre aux volets mi-clos, où flottait toujours cette odeur de linge repassé et de gardénia.

Flora Gorgeous Gardenia ne sera jamais un simple parfum pour moi. C’est un pont entre hier et aujourd’hui. Entre elle et moi. Entre la femme que j’étais et celle que je deviens.

Tout le monde va l’aimer ? Probablement pas. Les floraux poudré divisent toujours. Mais ceux qui l’adoptent ne le font jamais par hasard. Ils y trouvent quelque chose qui dépasse la simple senteur.

Et vous, c’est quoi votre parfum-refuge ? Celui qui raconte une histoire que vous êtes la seule à vraiment comprendre ?

Emma Jaubert

Passionnée de parfums, j'explore les fragrances avec émotion et sincérité. Chaque flacon raconte une histoire, et je suis là pour la partager avec vous.

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