Divine Couture de Gaultier : mon coup de foudre fruité

Il y a des parfums qui vous tombent dessus sans prévenir. Divine Couture fait partie de ceux-là.

Ce jour où j’ai croisé cette framboise…

C’était un mardi ordinaire dans ma parfumerie préférée. Je passais juste pour regarder (c’est ce qu’on dit toujours, non?). Et là, cette mouillette sur le comptoir. Divine Couture, tout juste arrivé en 2026.

Premier shoot olfactif : la framboise me saute au visage. Mais pas la petite framboise timide des bois, non. Celle qui a décidé de voler la vedette, de hurler son existence, de ne laisser aucun doute sur sa présence. Juteuse à mort. Presque acidulée. J’ai souri bêtement devant la vendeuse qui m’observait.

Parce que franchement, cette intensité… soit on déteste d’emblée, soit on est fascinée. Moi, j’étais fascinée.

Quand Jean Paul Gaultier réinvente le gourmand

Je connais la maison Gaultier depuis longtemps. Classique, Le Male, Scandal… Toujours cette théâtralité, cette façon d’assumer le too much. Mais Divine Couture va plus loin dans le registre fruité gourmand.

Quentin Bisch (le parfumeur derrière ce jus) a composé quelque chose de vraiment personnel. Il a pris la framboise comme point de départ – ce fruit qui peut vite tomber dans la caricature – et l’a habillée de couture. Littéralement.

La meringue arrive après quelques minutes. C’est difficile à décrire mais… imaginez une douceur poudrée qui enveloppe sans étouffer. Elle adoucit la framboise rebelle, la civilise presque. Et là, tout bascule. On passe du fruité explosif au floral gourmand sophistiqué.

Cette transition me touche à chaque fois.

Cette odeur de peau qui reste

Au fond, le benjoin fait son travail silencieusement. Il réchauffe, ancre, donne de la profondeur. Sans lui, Divine Couture resterait en surface (comme beaucoup de floraux fruités, soyons honnêtes). Mais cette note boisée-vanillée crée une vraie signature peau.

Je le porte depuis trois semaines maintenant. Certains jours, je le trouve trop présent. D’autres, parfait. Les collègues ont tous réagi – soit “waouw c’est quoi?”, soit silence gêné. Ça me va.

Si vous voulez découvrir notre analyse approfondie de sa composition, il y a pas mal de détails techniques intéressants sur l’équilibre framboise-benjoin.

Mes moments Divine Couture

Je le porte surtout en fin d’après-midi. Bizarre, je sais. Mais le matin, il me semble trop gourmand – comme si j’avais mangé trois éclairs avant 9h. Par contre, vers 17h, quand la journée s’essouffle et que j’ai besoin d’un boost olfactif…

Parfait pour les dîners entre copines. Les terrasses de café quand il fait encore doux. Les soirées où on a envie d’être remarquée sans porter une robe à paillettes.

Moins adapté au bureau (à moins d’aimer les remarques). Trop intense pour les réunions matinales. Et je ne sais pas pourquoi, mais en plein été, cette meringue me semble lourde.

Ce que je lui trouve de unique

Dans la jungle des floraux fruités gourmands, Divine Couture se démarque par son absence totale de timidité. Il assume. Il ose. Il ne cherche pas à plaire à tout le monde – et ça, j’adore.

La plupart des parfums de cette famille jouent la sécurité : un peu de fruits rouges, un peu de vanille, un peu de musc. Bref, du joli mais du prévisible. Là, Gaultier et Bisch ont poussé les curseurs. La framboise est VRAIMENT là. La meringue est VRAIMENT poudrée. Le benjoin est VRAIMENT chaleureux.

Résultat ? Un parfum polarisant. Mais au moins, il ne laisse pas indifférente.

D’ailleurs, lire aussi comment certaines personnalités l’ont adopté dès sa sortie – ça en dit long sur son potentiel vedette.

Pourquoi je l’ai ajouté à ma collection

Je ne suis pas collectionneuse compulsive (enfin, pas trop). Mais Divine Couture a rejoint ma coiffeuse pour une raison simple : il me fait du bien.

Certains jours, on a besoin de réconfort olfactif. De quelque chose qui nous remonte, qui nous donne de l’énergie, qui nous fait nous sentir… vivante. Ce parfum fait ça pour moi. Cette framboise explosive, c’est comme un shoot de bonne humeur. La meringue, c’est le câlin qui suit. Le benjoin, c’est la confiance qui s’installe.

Est-ce que je le porterai dans cinq ans ? Aucune idée. Peut-être que je le trouverai trop sucré, trop jeune, trop bruyant. Ou peut-être qu’il deviendra une de ces madeleines olfactives qui me ramèneront à ce printemps 2026 où je l’ai découvert.

À qui je le recommanderais

Aux filles qui aiment les parfums gourmands mais en ont marre des vanilles prévisibles. À celles qui veulent un floral fruité avec du caractère. Aux femmes qui assument d’être remarquées.

Pas du tout aux minimalistes olfactives. Ni à celles qui cherchent la discrétion. Ni aux fans de chyprés secs (évidemment).

Ma confession finale

Je crois que j’aime Divine Couture parce qu’il ressemble à ce que j’aimerais être : décomplexé, intense, assumé. Pas toujours facile à porter, mais mémorable.

Parfois, je me demande si je l’aime vraiment ou si j’aime l’idée de l’aimer. Vous voyez ce que je veux dire? Cette zone floue entre le coup de cœur authentique et la séduction de la nouveauté…

Mais bon. Pour l’instant, il est sur ma peau. Et ça me va.

Divine Couture restera-t-il dans ma vie longtemps? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est qu’aujourd’hui, il me rend heureuse. Et pour un parfum, c’est déjà beaucoup, non?

Emma Jaubert

Passionnée de parfums, j'explore les fragrances avec émotion et sincérité. Chaque flacon raconte une histoire, et je suis là pour la partager avec vous.

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